C’est à 13 heures ce jeudi que Damien et son équipe ont amarré l’IMOCA Groupe APICIL au ponton du Vendée Globe. La Vendée Arctique aura duré un peu plus de cinq jours pour Damien en raison d’un parcours raccourci pour raisons météorologiques.

Partis le dimanche 12 juin, les 25 concurrents de la flotte de la Vendée Arctique les Sables d’Olonne n’auront donc pas fait le tour de l’Islande comme initialement prévu mais auront tout de même eu l’occasion de s’exercer sur un terrain de jeu inconnu et dans des conditions très variées et très éprouvantes physiquement.

Et pour cause ! Les différents systèmes météos traversés ont laissé peu de répit à Damien et ses camarades de jeu qui ont alterné de longues phases de pétole et de grosses conditions de vent fort et de mer déchaînée. D’ailleurs, les premiers mots de Damien à son arrivée au ponton témoignaient de la difficulté de la course :

“Ça a été compliqué mais tout le monde rentre sain et sauf. C’est l’essentiel. Nous étions préparés à cela mais les conditions de mer étaient particulièrement difficiles juste avant la ligne. J’ai été assez surpris. Et puis là-haut, les choses peuvent changer de manière très très rapide. Nous avons eu des rafales à 50 nœuds qui descendent du glacier avec -5 / -6 degrés. C’était très impressionnant.” Mais pour le triple médaillé paralympique qui apprend à dompter sa nouvelle machine le contrat est rempli. Classé 9e de cette 2e édition de la Vendée Arctique Les Sables d’Olonne, le skipper de Groupe APICIL a pu engranger davantage de milles et éprouver un peu plus sa machine en compétition. Des milles au compteur en plus donc sur ce nouveau bateau qu’il découvre ce qui n’est pas chose aisée comme il nous l’explique : ” Il n’y a pas de relâchement possible sur ce genre de machine. Même le convoyage retour était éprouvant car c’est un bateau qui demande de l’attention en permanence. Pour ma part, j’ai eu du mal à me dire que j’étais en convoyage et je n’ai pas vraiment vu de différence entre le mode course et le mode convoyage.”

Deux jours de repos sont désormais au programme de Damien qui va rester aux Sables d’Olonne jusqu’à dimanche pour prendre part à la remise des prix de la Vendée Arctique Les Sables d’Olonne juste avant de rallier son port d’attache à Lorient. Le skipper retrouvera le chemin de la compétition en septembre avec le Défi Azimut.

“Je suis content d’avoir ramené mon bateau aux Sables. Le parcours était ambitieux. On savait qu’au niveau de la météo, il pouvait se passer plein de choses. C’est un peu mal tombé pour nous au niveau de l’Islande. Ça a été compliqué mais tout le monde rentre sain et sauf. C’est l’essentiel. On s’est fait cueillir les uns après les autres par la dépression. Nous étions préparés à cela mais les conditions de mer étaient particulièrement difficiles juste avant la ligne. J’ai été assez surpris. Et puis là-haut, les choses peuvent changer de manière très très rapide. Nous avons eu des rafales à 50 nœuds qui descendent du glacier avec -5 / -6 degrés. C’était très impressionnant. Jusqu’à la ligne ça allait super bien. J’ai super bien avancé sur cette dernière ligne droite et puis après la ligne d’arrivée passée, j’ai eu un petit relâchement et au final c’est là que j’ai cassé le plus de matériel. Le but de cette course était de continuer à apprendre et de faire davantage confiance au bateau. C’est bien, parce que la mission est remplie. J’ai confiance dans ce bateau. Il m’a amené là-haut et m’a ramené sain et sauf donc c’est top. C’était parfois engagé mais ça restait gérable et c’est bien aussi de vivre ça avec nos bateaux. Il n’y a pas de relâchement possible sur ce genre de machine. Même le convoyage retour était éprouvant car c’est un bateau qui demande de l’attention en permanence. Pour ma part, j’ai eu du mal à me dire que j’étais en convoyage et je n’ai pas vraiment vu de différence entre le mode course et le mode convoyage.”

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