C’est un Damien Seguin ému mais heureux qui est apparu ce matin sur le parking du Vendée Globe. « J’ai passé une bonne nuit. C’est toujours un peu particulier un matin de départ mais je suis vraiment content d’être là » confiait-il. Le marin, premier skipper handisport à participer à ce tour du monde sans escale et sans assistance n’a pas caché sa fierté d’être au départ de cette course mythique après un parcours atypique :

 

« Je mesure un peu le chemin parcouru pour en arriver là. » Et si, à bord de son monocoque 60’ Groupe APICIL, le compétiteur qu’il est à envie de jouer les premiers rôles parmi les bateaux à dérives, l’homme souhaite aussi raconter au travers ce Vendée Globe « une histoire simple, celle d’un gamin qui est né un peu différent mais qui réalise ses rêves comme les autres. »

 

Après avoir répondu aux questions des médias, Damien a rejoint en solitaire – contexte sanitaire oblige – son IMOCA où l’attendaient sa femme et son équipe technique. A 8H55, le monocoque 60’ Groupe APICIL a quitté le ponton pour effectuer la mythique descente du chenal des Sables d’Olonne. Une descente aux allures particulières cette année puisqu’elle s’est déroulée sans public en raison du confinement. L’émotion était cependant au rendez-vous pour les 33 skippers engagés qui ont été salués tout au long de ce chenal par quelques Sablais, rassemblés sur leur balcon

Un départ canon pour Damien

Initialement prévu à 13h02’, le départ a été retardé d’une heure par le Comité de course pour des raisons de sécurité. En cause, un brouillard épais qui a fait son apparition sur le plan d’eau, offrant ainsi peu de visibilité aux concurrents. C’est donc à 14H20 que le coup d’envoi de cette 9ème édition a été donné dans des conditions de vent changeantes. Un départ que le triple médaillé paralympique a magnifiquement réussi puisqu’il s’est élancé en tête de flotte en direction de la bouée de dégagement.

Réaction de Damien Seguin ce matin :

« C’est parti. J’ai passé une bonne nuit. C’est toujours un peu particulier un matin de départ mais je suis vraiment content d’être là. Je mesure un peu le chemin parcouru pour en arriver là. Il n’y a plus qu’à. Mon équipe a fait son boulot maintenant c’est à moi de continuer le travail. C’est ce que j’attendais depuis longtemps. Cette descente du chenal va être pleine d’émotion même s’il n’y a pas grand monde, il y aura quand même mes proches, mon équipe, mes partenaires. Ce rêve est devenu une réalité. Je veux raconter quelque chose d’assez simple sur ce Vendée Globe : l’histoire d’un gamin qui est né un peu différent mais qui réalise ses rêves comme les autres. »

Une nuit menée tambour battant

La blessure d’hier est déjà presque oubliée par Damien revigoré par le flux soutenu qui lui a permis d’accumuler les milles cette nuit. Fou comme le moral des marins est directement connecté à l’orientation et à la force du vent ! Damien a alterné les changements de voiles et mis cap au sud-est au bon…

Damien Seguin se blesse à bord de Groupe APICIL

Damien a informé hier à 18h son équipe à terre qu’il venait de se blesser à bord de Groupe APICIL.   Le solitaire, qui navigue à la 12e place du Vendée Globe, a profité des vents faibles pour bricoler sur son monocoque à l’approche des mers du Sud. Alors qu’il s’apprêtait à couper un morceau…

Réflexion sur le futur !

Alors qu’il a passé une majeure partie de son dimanche après-midi à s’arracher les cheveux dans la pétole et dans les grains (l’impression de revivre un second Pot au Noir comme il l’exprimait ce matin à la vacation), Damien Seguin a retrouvé des conditions de navigation un peu plus favorables. Désormais, c’est sur une mer…