Si pour la plupart d’entre nous c’est le week-end, il n’en est pas de même pour certains des concurrents de la flotte du Vendée Globe. A bord de Groupe APICIL, ces dernières 24 heures ont été toniques. Et pour cause … si Damien Seguin a fait parler la poudre avec de jolies vitesses enregistrées, les conditions très soutenues rencontrées hier (25-30 nœuds, vagues de 4-5 mètres) ont rendu la vie du solitaire à bord particulièrement inconfortable. Humidité, nuits de plus en plus fraîches, soleil aux abonnés absent, ambiance saute-moutons et caisse de résonance à bord…

« C’est vraiment sport à bord et difficile. Le bateau tape beaucoup. Heureusement la mer est praticable. C’est d’ailleurs ce qui me permet d’avancer aussi vite. J’espère qu’elle va le rester. A bord, ce n’est pas facile. Tout saute. Je passe la plupart de mon temps assis ou allongé à l’ordinateur. Même se faire à manger est compliqué. Il faut faire bouillir de l’eau et dans ces conditions ce n’est pas une mince affaire. Et cela va continuer pendant au moins 24 heures » avouait le skipper handisport hier soir au téléphone.

D’ailleurs, dans une vidéo envoyée ce matin, il était très clair que l’accalmie ne semblait toujours pas au rendez-vous. Après avoir empanné hier dans la soirée, Damien continue sa route en direction du Cap de Bonne Espérance. Le premier cap de ce Vendée Globe qu’il devrait franchir mercredi en milieu d’après-midi selon ses routages. Toujours 9ème au classement et 2ème bateau à dérives, le triple médaillé paralympique progresse à une vitesse moyenne de 16,5 nœuds dans des conditions toujours assez appuyées mais qui devraient se calmer d’ici demain. « Bienvenue dans le sud ! » s’exclamait-il ce matin.

Un sud qui, certes lui donne du fil à retordre, mais qui lui apporte aussi de jolis moments d’émerveillement et d’émotions comme les albatros, ces grands oiseaux aux ailes noires et à l’envergure impressionnante.

« C’est la première fois que j’en vois. Ce sont vraiment des oiseaux magnifiques avec de grandes ailes noires. On ne se lasse pas de les regarder planer. »

 

Un peu de douceur à bord. Il en faut car d’ici quelques jours le solitaire fera son entrée dans l’océan Indien et il est fort probable – au vu des prévisions météo – qu’il soit cueilli dès le début par une forte dépression. Affaire à suivre…

Message de Damien :

 

« C’est vraiment sport à bord et difficile. Le bateau tape beaucoup. Heureusement la mer est praticable. C’est d’ailleurs ce qui me permet d’avancer aussi vite. J’espère qu’elle va le rester. A bord, ce n’est pas facile. Tout saute. Je passe la plupart de mon temps assis ou allongé à l’ordinateur. Même se faire à manger est compliqué. Il faut faire bouillir de l’eau et dans ces conditions ce n’est pas une mince affaire. J’ai aperçu mes premiers albatros. C’est la première fois que j’en vois. Ce sont vraiment des oiseaux magnifiques avec de grandes ailes noires. On ne se lasse pas de les regarder planer. Les conditions devraient être encore assez soutenues durant 24 heures après ça devrait être un peu plus calme. Je n’ai pas encore vu le soleil. Le ciel est bas, blanc. C’est très différent. Les nuits commencent à être de plus en plus fraîches. J’ai sorti mon duvet. »

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