Les années se suivent et …. ne se ressemblent pas. Et c’est une bonne nouvelle pour Damien Seguin ! L’an dernier, lors de la Transat Jacques Vabre, il avait vécu avec son co-skipper Yoann Richomme un Pot au Noir sans fin… Un souvenir cauchemardesque désormais définitivement dans les oubliettes. Car cette fois, la zone de convergence intertropicale a été plutôt bienveillante avec Damien. Le solitaire n’a été quasiment pas ralenti et était donc particulièrement détendu au passage de l’équateur qu’il a franchi à 13h56 aujourd’hui.

« L’an dernier, on était tellement énervés avec Yoann que nous n’y avions même pas prêté attention ! Cette fois, j’ai pleinement savouré mon arrivée dans l’hémisphère sud » raconte un Damien heureux en ce milieu d’après-midi.

Après 11 jours de course, le skipper de groupe APICIL est définitivement installé dans son Vendée Globe. Si la première semaine a été particulièrement difficile avec trois dépressions enchainées, la deuxième semaine permet de mettre le sport au premier plan et c’est ce qui plait à Damien.

« Les conditions de début de course ont été franchement dures. Je pense que tout le monde l’a vécu comme cela. Ça n’a pas été simple. Mais depuis ce week-end, ça s’est bien calmé. Les conditions restent fatigantes car la course est engagée mais il y a moins de stress. La première semaine, la notion de plaisir était loin ! Cette fois, on est pleinement dans le plaisir » raconte le solitaire.

12e du classement, il fait route vers le sud, vers l’archipel brésilien de Fernando de Noronha. Il ne reverra pas l’hémisphère nord avant le mois de janvier et s’engage dans une belle descente de l’Atlantique Sud avec un premier obstacle : l’anticyclone de Sainte-Hélène. Énorme masse située dans l’est de l’Atlantique Sud, la zone de hautes pressions barre la route de la flotte du Vendée Globe. Selon Damien, il va falloir contourner largement l’anticyclone avant de pouvoir pointer l’étrave vers l’est et gagner le premier cap de ce tour du monde : Bonne Espérance.

La route devrait être longue pour rallier la pointe sud-africaine puisque les routages donnent actuellement environ 13 jours pour que Groupe Apicil puisse parer le cap. Il va donc falloir être tout à la fois patient et opportuniste, trouver le bon couloir de vents portants et ne pas chercher à couper trop le fromage au risque de se retrouver pris dans les griffes de Sainte-Hélène. Passionnant à suivre depuis la terre, probablement un peu plus stressant pour les skippers engagés dans cette course planétaire. Mais pour l’heure Damien profite des accélérations générées par l’alizé de Sud Est sous une chaleur écrasante, route vers le Brésil.

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