Alors qu’APIVIA, mené par Charlie Dalin et Yann Eliès a franchi la ligne d’arrivée à Salvador de Bahia cette nuit en vainqueur en IMOCA, Damien Seguin et Yoann Richomme poursuivent leur route vers le Brésil. 14ème au dernier classement, les deux skippers de Groupe APICIL s’accrochent même si la chaleur à bord devient assez insupportable. Le duo devrait arriver demain soir vers 20 heures, heure française. Entretien avec Damien Seguin, skipper de Groupe APICIL, joint cet après-midi au téléphone

Comment ça se passe à bord de Groupe APICIL ?

 « Ça se passe lentement mais ça se passe. Nous espérions avoir un peu plus de vent pour avancer plus vite sur la route mais malheureusement, nous ne l’avons pas. On fait avec ce qu’on a. Par contre, il fait très chaud à bord. On a pas mal de ciel bleu. On souffre pas mal de la chaleur car c’est assez étouffant. »

Vous avez connu un Pot au Noir difficile. Comment l’avez-vous vécu ?

« C’est difficile à dire. On répondra à cette question plus tard. Là nous sommes sur le coup de la déception et de la frustration parce que nous sommes encore en course et que les derniers événements n’ont jamais été en notre faveur que ce soit le Pot au Noir, après ou encore maintenant. Ceux qui sont devant vont plus vite car ils ont plus de vent et nous derrière nous allons moins vite. Les écarts sont encore plus importants. C’est frustrant. C’est difficile de se départir de ce sentiment là pour le moment, nous n’avons pas assez de recul. Le parcours été clairement taillé pour les foilers et nous avons tiré notre épingle du jeu car nous avons mené le bateau à 100% de ses capacités dans un temps qui nous convenait bien et qui convenait à un bateau à dérives. »

Les foilers ont maintenant l’avantage ?

« C’est sûr que les foilers avancent bien maintenant. Il y a un véritable gain pour eux même si nous étions bien sortis du Pot au Noir. Nous étions plutôt bien dans la course avant et forcément, cela fait un coup au moral. APIVIA a fait une course très propre du début à la fin. C’est clair que les foilers ont une telle capacité de vitesse, qu’ils peuvent se permettre de faire des erreurs ce qui n’est pas notre cas. »

Quelle est la suite du programme pour vous ?

« Le vent ne devrait pas forcir beaucoup, ça va avancer tranquillement. Là, on se rapproche de la côte au fur et à mesure, on va la longer et on va descendre comme ça jusqu’à Salvador. Il ne reste plus qu’une journée et demie de navigation. Le bateau va bien, on ne bricole pas dessus. On continue de faire avancer le bateau, de faire des manœuvres propres, et de faire les bons choix. Nous sommes déçus mais nous n’avons pas lâché la course pour autant. Nous sommes contents d’arriver car le Pot au Noir a été rude. Et puis là malheureusement, il ne se passe plus grand-chose. Il y a des bateaux devant, on ne les rattrapera pas. Romain est assez proche de nous mais ce n’est pas une bataille qui maintient en haleine. »

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