Le moral est bon à bord de Groupe APICIL ! Actuellement aux prises avec la tant redoutée dépression tropicale, Thêta, Damien Seguin garde le cap et tient son rang. Le skipper de Groupe APICIL, actuellement à la latitude de Madère, évolue en 8ème position d’un classement général provisoire et progresse à une vitesse moyenne de 18,3 nœuds dans un vent de 30 nœuds avec 2 ris dans la grand-voile et petit gennaker.

 

Et même si l’heure n’est pas encore au répit, Damien – joint par téléphone ce soir, confiait être serein et satisfait de sa trajectoire et de sa machine. « Ça se passe plutôt pas mal pour moi. J’ai l’impression d’avoir fait une bonne route et d’avoir bien géré mon empannage. Maintenant, je suis en tribord. Je suis sur le bord qui va me faire sortir de la dépression. J’ai encore 5-6 heures un peu musclées avec un bon 30 nœuds et après ça va franchement s’améliorer. On pourra alors envisager la suite sereinement. Là, c’est le bord de la sagesse. Je n’ai pas envie d’aller au carton même s’il y en a qui sont plus prudents que nous à l’image de Clarisse (Banque Populaire) qui a fait le tour mais qui a perdu 80 milles. Je trouve que le bateau se comporte vraiment super bien. Ça c’est la bonne nouvelle ».

 

Une bonne nouvelle effectivement car il est vrai que les conditions de ce début de Vendée Globe sont assez inédites et difficiles. En effet, si de nombreux soucis techniques ont été déplorés sur certains bateaux, les montures ne sont pas les seules à souffrir. Les skippers connaissent une vie à bord intense voire même extrême. Pour preuve, le triple médaillé paralympique avouait ne pas encore avoir eu le temps de se changer depuis le départ. « Toutes mes affaires sont matossées dans le bateau, le plus à l’arrière possible pour équilibrer le bateau dans ces conditions et donc mes sacs ne sont pas accessibles. Et comme, il y a plein d’humidité à bord, si je me change maintenant, il faudrait que je me rechange quasiment tout de suite pour avoir des vêtements secs. J’attends de sortir de cette dépression pour vraiment faire une bonne toilette. »

Damien Seguin au téléphone ce soir :

Ça va. Le soleil vient de se coucher. Il fait 22 degrés. On voit qu’on est descendu plus Sud. Il commence à faire chaud et c’est cool. Je suis aux prises avec Thêta. Nous sommes en plein dedans depuis ce matin. Ça se passe plutôt pas mal pour moi. J’ai l’impression d’avoir fait une bonne route et d’avoir bien géré mon empannage. Maintenant, je suis en tribord. Je suis sur le bord qui va me faire sortir de la dépression. J’ai encore 5-6 heures un peu musclées avec un bon 30 nœuds et après ça va franchement s’améliorer. On pourra alors envisager la suite sereinement. Là, c’est le bord de la sagesse. Je n’ai pas envie d’aller au carton même s’il y en a qui sont plus prudents que nous à l’image de Clarisse (Banque Populaire) qui a fait le tour mais qui a perdu 80 milles. Je l’ai eue par VHF hier soir car elle est passé juste derrière mon bateau et je ne la sentais pas très sereine. Je trouve que le bateau se comporte vraiment super bien. Ça c’est la bonne nouvelle. En ce moment, j’ai 2 ris dans la grand-voile et petit gennaker. Le bateau va bien, le pilote marche bien. Je suis assez serein dans le bateau. Je n’ai pas besoin de sortir à l’extérieur. J’ai fait ma manœuvre d’empannage dans 30 nœuds de vent. Il ne fallait pas que je me rate mais je l’ai bien réussie donc je suis content. C’est cool car ça m’a permis de faire des petites siestes dans l’après-midi. Je ne me suis toujours pas changé depuis le départ. Je n’ai pas eu le temps. Toutes mes affaires sont matossées dans le bateau, le plus à l’arrière possible pour équilibrer le bateau dans ces conditions et donc mes sacs ne sont pas accessibles. Et comme, il y a plein d’humidité à bord, si je me change maintenant, il faudrait que je me rechange quasiment tout de suite pour avoir des vêtements secs. J’attends de sortir de cette dépression pour vraiment faire une bonne toilette. Le moral est bon, j’ai l’impression d’être bien rentré dans ma course. J’ai même le sentiment d’avoir bien navigué. Depuis deux jours, je mange régulièrement. Là, je vais raccrocher et je vais me faire mon petit plat du soir.”

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