En passant l’équateur à 6h45 (heure française) ce dimanche 17 janvier, Damien a fait son retour dans l’hémisphère Nord. Un hémisphère qu’il avait quitté il y a quasiment deux mois puisque le skipper de Groupe APICIL avait rejoint le Sud, le 19 novembre dernier. Une étape importante synonyme évidement de « retour à la maison » mais aussi de Pot au Noir (zone de convergence intertropicale où se côtoient vents erratiques, grains, orages). Un passage pas toujours évident à négocier qui peut selon son ampleur et son intensité être long et mettre à vif les nerfs des marins. D’ailleurs, ce matin à la vacation de 5h, le premier skipper handisport à participer au Vendée Globe confiait, assez surpris, commencer à en ressentir les prémices :

« C’est le début du pot au noir, et j’espère que sa traversée ne sera pas trop longue… On va faire avec : il faut prendre son mal en patience. ».

La zone de convergence intertropicale semble plus complexe que prévu, il va certainement falloir savoir patienter, accepter d’avancer à l’aveugle, s’adapter et espérer avoir un peu de « pot » pour en sortir sans trop de dégâts.

« J’étais parti plus vers l’Est, mais la configuration du pot au noir a changé…  je vois que tout le paquet passe dans le même coin que moi : c’est pourquoi je tente de rester serein. Mais on ne voit pas grand-chose : il y a bien des images via satellite, mais ça reste particulier. Il faut avoir un peu de chance aussi : il faut à la base, avoir un enchaînement favorable. » explique Damien.

 

Car si dans ces zones de basses pressions, le vent est parfois absent, la compétition, elle, est bien toujours là. A moins de quinze jours de l’arrivée, ce Vendée Globe 2020 est encore loin d’avoir livré son verdict.

En effet, si les foilers se sont emparés du Top 5, les bateaux à dérives comme le monocoque 60’ Groupe APICIL n’ont pas dit leur dernier mot. 99 milles séparent actuellement le leader APIVA de Groupe APICIL, actuellement 6e. Un écart infime à l’échelle d’un tour du monde qui laisse présager une bataille sans précédent pour la victoire, le podium ou encore les places d’honneur. Sans oublier le match passionnant des bateaux à dérives : Damien, Jean Le Cam (8e) et Benjamin Dutreux (9e) se tiennent en 110 milles et, nul doute que tous trois n’ont qu’une envie :  boucler ce Vendée Globe en pole position des bateaux à dérives.

Damien à la vacation ce matin :

 

« C’est le début du pot au noir, et j’espère que sa traversée ne sera pas trop longue… On va faire avec : il faut prendre son mal en patience.

J’étais assez étonné de prendre un grain aussi tôt, mais semble-t-il, le pot au noir est bien là ! Il se déplace et on va voir comment ça se développe au cours de la nuit en espérant que cela ne soit pas trop pénible ! Il a fallu changer son fusil d’épaule : je passe finalement par le 33° Ouest. Mais c’est une zone assez délicate car une fois engagé, tu ne peux plus vraiment modifier ta route. Il faut maintenant que les choses s’enchaînent bien. Je reste confiant !

J’étais parti plus vers l’Est, mais la configuration du pot au noir a changé… je vois que tout le paquet passe dans le même ce coin que moi : c’est pourquoi je tente de rester serein. Mais on ne voit pas grand-chose : il y a bien des images satellite, mais ça reste particulier. Il faut avoir un peu de chance aussi : il faut à la base, avoir un enchaînement favorable.

Et à la sortie, nous aurons du vent de Nord-Est, et au fur et à mesure que nous allons « monter » vers le Nord, le vent va progressivement prendre de l’Est. Il y en aura pour trois à quatre jours avant d’avoir une zone de transition au bord d’un anticyclone, puis un flux de Sud-Ouest avec une dépression qui devrait nous pousser jusqu’aux Sables d’Olonne assez rapidement. »

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