Alors que les premiers skippers s’apprêtent à franchir dans quelques heures la ligne d’arrivée du Vendée Globe 2020, Damien Seguin précise le point de vue qu’il a expliqué hier au sujet des bonifications. Un message qu’il a exprimé alors même qu’il est, comme l’ensemble des skippers de tête dans un état de fatigue avancé. Il reconnait ne pas avoir choisi les bons mots et précise une pensée qu’il ne souhaite pas voir, mal-interprétée. Damien souligne le finish exceptionnel de ce Vendée Globe et occupe actuellement la 6e place du classement.

Déclaration de Damien Seguin :

 

« Je crois qu’hier mes propos lors d’une vacation ont étonné. Je souhaitais éclaircir mon point de vue pour que tout le monde comprenne le sens de mon intervention.

Cela fait maintenant 80 jours que nous sommes en mer. Nous vivons une course exceptionnelle où la régate en tête de flotte est très engagée. Le Vendée Globe est un investissement physique de chaque instant. Dans la tête, il nous fait passer par beaucoup d’émotions différentes et forcément, parfois par un état de fatigue très avancé. Je suis pleinement dans ma course avec la volonté de vivre intensément ces dernières heures et de tout donner pour ne rien regretter.

Jamais le Vendée Globe n’a connu une telle fin. C’est l’arrivée la plus palpitante jamais vue sur une course au large. Je livrais hier un sentiment général sur la course, ce n’était pas une analyse de mon propre cas. Forcément, les compensations en temps viennent perturber cette magnifique fin de course. Ces compensations font suite à une situation exceptionnelle liée au sauvetage d’un skipper, une situation hors du commun et le jury a pour rôle de rendre des décisions justes.

On ne demande jamais à un sportif en plein match de réagir à une décision d’arbitrage. Hier, je n’aurais pas dû commenter, mes mots étaient mal choisis. D’autant que j’étais dans un bel état de fatigue et tendu car je n’avais pas le vent attendu. Je le reconnais, ce n’était pas mon rôle de livrer une telle analyse à ce moment-là.

En mer, on réfléchit beaucoup, on cogite … Et cette situation fait ressurgir une question sur laquelle j’ai déjà eu l’occasion de réfléchir avec des sportifs d’autres disciplines : quand tu es un sportif de haut niveau, est ce que tu peux être un bon perdant ? Forcément, un sportif de haut niveau pendant la compétition ne peut pas être un bon perdant car ce qu’il vise, c’est la victoire et chaque place perdue est une petite défaite. Par contre, le fairplay est une caractéristique intrinsèque du bon sportif.

Je suis un sportif de haut niveau, je me bats contre des sportifs de haut niveau et chacun n’a qu’une envie, c’est de finir le plus haut possible dans le classement. C’est cela qui m’anime depuis 80 jours et c’est pour cela que je vais batailler jusqu’à la ligne d’arrivée. C’est vraiment l’état d’esprit qui m’a animé tout au long du Vendée Globe et c’est surtout cela que j’ai eu envie de partager avec le plus grand nombre. »

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Déclaration de Damien Seguin : « Je crois qu’hier mes propos lors d’une vacation ont étonné. Je souhaitais éclaircir mon point de vue pour que tout le monde comprenne le sens de mon intervention. Cela fait maintenant 80 jours que nous sommes en mer. Nous vivons une course exceptionnelle où la régate en tête de flotte est très engagée. Le Vendée Globe est un investissement physique de chaque instant. Dans la tête, il nous fait passer par beaucoup d’émotions différentes et forcément, parfois par un état de fatigue très avancé. Je suis pleinement dans ma course avec la volonté de vivre intensément ces dernières heures et de tout donner pour ne rien regretter. Jamais le Vendée Globe n’a connu une telle fin. C’est l’arrivée la plus palpitante jamais vue sur une course au large. Je livrais hier un sentiment général sur la course, ce n’était pas une analyse de mon propre cas. Forcément, les compensations en temps viennent perturber cette magnifique fin de course. Ces compensations font suite à une situation exceptionnelle liée au sauvetage d’un skipper, une situation hors du commun et le jury a pour rôle de rendre des décisions justes. On ne demande jamais à un sportif en plein match de réagir à une décision d’arbitrage. Hier, je n’aurais pas dû commenter, mes mots étaient mal choisis. D’autant que j’étais dans un bel état de fatigue et tendu car je n’avais pas le vent attendu. Je le reconnais, ce n’était pas mon rôle de livrer une telle analyse à ce moment-là. En mer, on réfléchit beaucoup, on cogite … Et cette situation fait ressurgir une question sur laquelle j’ai déjà eu l’occasion de réfléchir avec des sportifs d’autres disciplines : quand tu es un sportif de haut niveau, est ce que tu peux être un bon perdant ? Forcément, un sportif de haut niveau pendant la compétition ne peut pas être un bon perdant car ce qu’il vise, c’est la victoire et chaque place perdue est une petite défaite. Par contre, le fairplay est une caractéristique intrinsèque du bon sportif. Je suis un sportif de haut niveau, je me bats contre des sportifs de haut niveau et chacun n’a qu’une envie, c’est de finir le plus haut possible dans le classement. C’est cela qui m’anime depuis 80 jours et c’est pour cela que je vais batailler jusqu’à la ligne d’arrivée. C’est vraiment l’état d’esprit qui m’a animé tout au long du Vendée Globe et c’est surtout cela que j’ai eu envie de partager avec le plus grand nombre. »

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