LE BATEAU
GROUPE APICIL

UN BATEAU
CHARGÉ D’HISTOIRE

Mis à l’eau pour la première fois en 2018, l’IMOCA 60’ aux couleurs du Groupe APICIL a déjà porté deux noms : DCNS de 2008 à 2012 skippé par Marc Thiercelin et Comme un seul homme à partir de 2014 skippé par Éric Bellion jusqu’au Vendée Globe. Le bateau a aussi été l’acteur principal du film “ En Solitaire ” avec François Cluzet en 2012

L’OEIL DE DAMIEN

“C’est un bateau qui me convient très bien car il a une histoire. Auparavant, cet IMOCA était entre les mains d’Éric Bellion qui a eu une communication assez atypique sur le dernier Vendée Globe. C’était un amateur et c’est quelqu’un qui, comme moi, a milité pour les personnes atteintes de handicap. Acheter ce bateau est en quelque sorte un prolongement de l’histoire. De plus, c’est un bateau qui navigue depuis plusieurs années puisqu’il a été mis à l’eau en 2008. Il a déjà été fiabilisé. J’ai récupéré une machine sur laquelle tout fonctionnait et que l’on va pouvoir faire évoluer au fur et à mesure. Je me sens à l’aise dessus et je suis satisfait de son comportement. J’ai eu l’occasion lors des différentes courses d’avant-saison de tirer dessus et il n’y a pas eu de problème. Il a une bonne vitesse. Maintenant, il va falloir que je m’entraîne comme tout le monde pour continuer à progresser et à bien le prendre en main.”

Un aménagement spécifique
à bord lié au handicap de Damien

Pour pouvoir tirer toute la quintessence de son IMOCA et compte tenu de son handicap, Damien et le Centre Mutualiste de Kerpape ont réalisé un seul aménagement à bord : adapter la colonne de winch

« Pour la petite histoire, c’est la première fois que j’adapte un bateau spécifiquement à mon handicap. Jusqu’à présent, c’est moi qui m’adaptais au bateau. Mais comme je n’ai qu’une seule main et que le 60 pieds est un bateau extrêmement puissant sur lequel les manœuvres sont compliquées et nécessitent de la force physique, il fallait trouver une solution. L’idée était d’utiliser la force que j’avais dans les deux bras et non dans un seul pour que je puisse pousser et tirer sur la colonne de winch. Je connaissais depuis pas mal de temps le centre de rééducation de Kerpape. J’y suis allé plusieurs fois pour faire des conférences ou rencontrer les gamins atteints de différentes pathologies. C’est un centre de rééducation qui fait beaucoup de choses pour compenser le handicap. Par exemple, pour aider les enfants qui sont en fauteuil roulant, le centre fabrique des coques rigides, des prothèses. Tout est internalisé. J’adore la technique alors forcément je trouve ça super. Je suis donc allé les voir pour leur parler de l’aménagement que je comptais faire sur le bateau. Ils ont été très enthousiastes≤ à l’idée de travailler sur ce projet. Nous avons donc réalisé un prototype qui est aujourd’hui en place sur le bateau.»

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