Il fait bon vivre à bord de Groupe APICIL sur cette remontée de l’Atlantique Sud ! Après le froid intense et éprouvant des mers du Sud, la chaleur est de retour à bord du monocoque 60’ blanc et rouge. Conséquence directe de cette situation, exit les couches polaires … le short et le T-shirt sont de nouveau de sortie. Des conditions que Damien Seguin apprécie. Le skipper, actuellement 3e du classement, a doublé Thomas Ruyant ce matin. A 276 milles du leader Yannick Bestaven, Damien est content de retrouver une place qu’il occupe régulièrement mais il conserve un œil attentif sur ses rétroviseurs car le scénario de ces prochains jours est loin d’être écrit.

En effet, les bateaux de tête vont tous être ralentis par le front froid située à la hauteur de Itajai, au Brésil. Une zone qu’ils vont devoir négocier avec prudence. L’enjeu sera d’en sortir le plus rapidement possible pour rejoindre les alizés. A bord, les questions fusent, les interrogations sont nombreuses et les réponses loin d’être évidentes :

« Pour le moment, nous gagnons pas mal sur Yannick car il avance moins vite… Après moi, ce qui m’intéresse, c’est de creuser l’écart par rapport aux poursuivants car j’ai du mal à voir quelle va être la suite pour eux. Est-ce qu’ils vont revenir sur nous ou au contraire vais-je creuser l’écart, je ne sais pas » s’interroge Damien.

Alors y aura-t-il regroupement ? Difficile de le dire ! En attendant, il faut continuer à se battre, à se donner à fond, manœuvrer sans faire d’erreur pour faire avancer au mieux sa monture et éviter de perdre le moindre mille sur les adversaires. Le tout dans un seul but : ne rien regretter ! Car, si contrairement au mois passé autour de l’Antarctique, le terrain de jeu semble plus familier aux solitaires du Vendée Globe, choisir la bonne route pour gagner les Sables d’Olonne n’en est pas plus simple pour autant.

Damien par téléphone cet après-midi :

 

« Je prends ce qu’il y a à prendre pour le moment. Je ne sais pas de quoi demain sera fait donc j’en profite. Je pourrais mettre le short et le T-shirt. La mer est relativement agréable juste de quoi arroser le pont. Le bateau va bien. Normalement, après c’est assez tout droit jusqu’à Recife. Il y a des petites embûches avec moins de vent globalement sur le parcours. Je devrais être au large de Récife, la pointe la plus Est du Brésil dans 7 jours pile. Pour le moment, nous gagnons pas mal sur Yannick car il avance moins vite après moi ce qui m’intéresse c’est de creuser l’écart par rapport aux poursuivants car j’ai du mal à voir quelle va être la suite pour eux. Est-ce qu’ils vont revenir ou au contraire vais-je creuser l’écart, je ne sais pas du coup je fais marcher ma machine du mieux possible et nous verrons bien. L’idée pour moi est de ne pas avoir de regret même s’ils reviennent, il faut que j’ai le sentiment d’avoir fait tout ce qu’il fallait »

« Le bateau et moi , allons bien ! je pense que nous sommes copains »

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