Quelle course ! Si ce Vendée Globe ne permet aucun relâchement pour les solitaires engagés dans ce tour du monde, à terre, chaque nouveau classement est attendu avec impatience. Ce qui se joue dans cette remontée de l’Atlantique Sud est tout simplement palpitant ! Damien, évolue en 4e position et est plus que jamais concentré. Il le sait, dans les conditions actuelles, les écarts peuvent fondre comme neige au soleil. C’est le jeu de l’élastique comme le disent les marins. Il faut rester concentré, garder un moral d’acier pour ne pas se laisser distancier et tenter de préserver un petit matelas d’avance sur les poursuivants.

C’est probablement Yannick Bestaven qui a, en ce moment, la plus grosse pression sur les épaules. Le leader possède 411 milles d’avance sur Charlie Dalin, deuxième mais est englué dans une zone sans vent dont il a bien du mal à s’extirper. Derrière lui, sur la cartographie, il faut zoomer au maximum pour réussir à dissocier APIVIA de LinkedOut. Les deux monocoques, sont aux aguets et naviguent bord à bord, comme en plein « speed test » après 23 000 milles parcourus ! Une situation incroyable qui laisse imaginer l’intensité de la course qui attend les skippers jusqu’à l’arrivée. Le duo Dalin / Ruyant navigue au portant dans un vent de nord est au grand large des côtes brésiliennes.

Damien, lui, est décalé environ 130 milles dans le sud ouest d’APIVIA et LinkedOut et évolue dans des conditions différentes. La journée a ressemblé à un jeu constant de saute-mouton à bord d’APICIL qui a navigué au près avant de bénéficier d’un vent adonnant. Ce changement (Damien a viré en début d’après-midi) va être bénéfique pour le skipper handisport qui va enfin profiter de conditions de glisse plus agréables et pouvoir ouvrir les voiles.

« Je suis sur le bout de ce truc » résumait Damien en milieu d’après-midi alors que les vagues venaient s’éclater à un rythme régulier sur le pont du monocoque.

S’il ne reste plus de chocolat à bord du bateau, la petite centaine de milles d’avance sur Bureau Vallée suffit à maintenir Damien en état de forme. Gagner sur la tête de flotte et ne pas trop laisser l’opportunité de revenir aux poursuivants, voilà l’équation délicate au programme du week end !

Certains observateurs avertis prévoient un regroupement des leaders en fin de week-end. Pas de raison donc que Damien change le rythme qu’il s’impose. Ce sera Météo Boulot Dodo pour les 48 heures à venir car l’occasion semble trop belle pour recoller au trio de tête et reformer un quatuor solide à l’approche des côtes du Brésil.

Damien par téléphone cet après-midi :

 

« J’ai viré il y a une heure. Ça tape fort ici ! Ça va adonner, je vais pouvoir ouvrir les voiles. Je vois le bout du truc. C’est l’élastique en ce moment… C’est le jeu. On fait de l’est et on a plus de vent que Yannick Bestaven en ce moment. J’ai un peu manœuvré ces dernières heures et j’ai aussi un peu dormi même si ce n’est pas simple de se mettre à la bannette dans ces conditions. »

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