Pour sa première transatlantique en 60’, Damien fait forte impression. Non content d’être toujours en course, le skipper se bat comme un diable – ne laissant rien au hasard- et pointe désormais à la 6ème place du classement en IMOCA. Il devance, d’une part Alan Roura (La Fabrique) qu’il voit à l’AIS et avec qui il a eu plaisir d’échanger ces dernières 24 heures, et d’autre part, Stéphane Le Diraison (Time For Oceans), tous deux plus au Sud.

Si les conditions météos d’après départ ont obligé Damien à lever le pied dans le but de préserver son bateau, c’est désormais en mode course que ce dernier aborde les derniers 1 300 milles qui le séparent de l’endroit où il a vécu pendant dix ans :

Je suis satisfait de la marche et de la vitesse du bateau d’autant que je n’ai pas trop l’impression de solliciter le matériel. Il m’arrive de faire des pointes de vitesse à 20 nœuds parfois mais je suis plutôt régulier. Les deux autres sont plus au Sud que moi. Nous verrons bien quand j’empannerai. On fera les comptes à ce moment-là. Stéphane nous contrôle, c’est logique de sa part. A sa place, j’aurais fait la même chose. Désormais, le mode course est activé.

Actuellement dans un régime d’alizé soutenu, le skipper de Groupe APICIL continue sa progression avec un seul objectif en tête avant le verdict final : laisser Alan Roura (La Fabrique) et Stéphane Le Diraison (Time For Oceans) dans son tableau arrière :

Je pense à l’arrivée forcément car l’écurie n’est pas loin. Mais ce qui vient d’arriver à mon ami, Lalou est la preuve que rien n’est terminé tant que la ligne d’arrivée n’est pas franchie. Plus les jours passent et plus nous avons la pression et plus nous pouvons commettre des bêtises. Je vais continuer à mettre du charbon et à me battre contre Alan et Stéphane.

Mais Damien sait bien que la course est loin d’être finie. L’avarie arrivée ce jour à son ami, Lalou Roucayrol en est la preuve… Notre skipper apprend donc à rythmer son temps pour performer. Un temps pour tout dans l’espoir de finir le 2ème bateau à dérives droites après celui de Paul Meilhat, actuellement 2ème du classement. Quand on vous dit, qu’il ne lâche rien !

Damien joint au téléphone

Je suis satisfait de la marche et de la vitesse du bateau d’autant que je n’ai pas trop l’impression de solliciter le matériel. Il m’arrive de faire des pointes de vitesse à 20 nœuds parfois mais je suis plutôt régulier. Les deux autres sont plus au Sud que moi. Nous verrons bien quand j’empannerai. On fera les comptes à ce moment-là.

Stéphane nous contrôle, c’est logique de sa part. A sa place, j’aurais fait la même chose. Désormais, le mode course est activé. Nous sommes dans un schéma tactique et stratégique. Nous sommes dans un régime d’alizé soutenu.

La journée d’hier a été intense. J’ai rangé le bateau et réparé mon J3. J’ai réussi à me reposer cette nuit à partir de 4h du matin.  Je fais des siestes de 20 minutes car il faut faire des ajustements par rapport au bateau comme changer l’angle de la quille. Ce sont des contraintes mais je suis en mode régates. Actuellement, il fait beau, le soleil brille et il fait déjà 26 degrés. J’ai les portes du bateau ouvertes car il y a encore pas mal d’humidité par rapport au sel. Je pense à l’arrivée forcément car l’écurie n’est pas loin. Mais ce qui vient d’arriver à mon Lalou est la preuve que rien n’est terminé tant que la ligne d’arrivée n’est pas franchie. Plus les jours passent et plus nous avons la pression et plus nous pouvons commettre des bêtises. Je vais continuer à mettre du charbon et à me battre contre Alan et Stéphane. Mon objectif est de finir à la 2ème place dans les bateaux à dérives. C’est possible. Actuellement, seul Stéphane peut finir devant moi.


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Bon vent !

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