Cette nuit, la magie de Noel a opéré en plein milieu de l’océan Pacifique et ce matin, c’est un Damien Seguin complètement euphorique et heureux qui a été joint au téléphone. Et pour cause … En ce 24 décembre, jour de réveillon, le skipper de Groupe APICIL a eu le privilège et la chance incroyable de voir deux rorquals communs nager aux côtés de son bateau. Un spectacle qu’il a immédiatement partagé avec ses parents et dont il ne revient toujours pas :

« Ce sont des rorquals communs. Ils ont la peau grise, lisse, de grandes bouches blanches striées de noir. Cette tête ! Leur tête ! C’est magnifique. Je les ai vus arriver à la perpendiculaire du bateau. Je me suis dit « bon j’espère qu’ils m’ont vu ». Puis, ils ont disparu et ont ressurgi tout près, parallèles au bateau. L’un d’entre eux était bien plus long que Groupe APICIL ! Ça a eu lieu à 3hTU (4h HF) donc je ne pouvais pas appeler à la maison pour partager alors j’ai appelé mes parents en Guadeloupe. Avec le décalage, ils venaient juste de se coucher…. Ils ont eu le droit aux rorquals en live (rires). »

L’acrobate, en piste !

 

Actuellement 4ème au classement provisoire, Damien évolue dans un Pacifique qui porte bien son nom (10 nœuds de vent, petite houle et grand soleil) en direction du point Nemo (l’endroit le plus éloigné de toute terre). Cette nuit, il a profité d’une zone de calme et d’une mer paisible pour monter au mât afin de résoudre des problèmes d’aérien qui le tracassent depuis plusieurs semaines. Une fois en haut, le solitaire en a profité pour faire une vidéo nous faisant ainsi partager la beauté du paysage. Exercice redouté et souvent détesté des marins, Damien semblait toutefois assez à l’aise, perché à plus de 28 mètres …

« J’avais déjà essayé car ce problème d’aérien date de mon entrée dans l’Indien. Mais la première fois, c’était quand nous nous sommes tous alignés les poursuivants et il y avait trop de houle. J’ai dû renoncer à la moitié du mât car je me cognais de partout. Aujourd’hui, je m’y suis repris à deux fois mais la deuxième a été la bonne. J’étais bien installé là-haut même si j’ai eu une petite frayeur. A un moment, le vent est entré et le bateau s’est penché de 30°. Franchement, c’est de l’adrénaline ! J’ai passé une heure à démêler les fils, les dénuder, les reconnecter entre eux. Il y avait du boulot. Mais j’ai réussi à récupérer mon aérien. C’est donc une grosse journée satisfaction et sensation ! »

Rassemblement ou pas ?

 

Pour le trio de tête et le groupe de chasseurs, ces prochains jours s’annoncent assez stratégiques. Actuellement à 368 milles du leader, Yannick Bestaven, Damien va rencontrer dès demain – à l’instar de ses camarades de jeu – une zone de haute pression qui pourrait offrir de nouvelles opportunités à ce groupe de chasseurs et au duo de tête.

« On va peut-être revenir un peu sur Thomas Ruyant. Ça pourrait faire un nouveau départ. » explique Damien. Un scénario qui ne déplairait pas au principal intéressé.

Damien Seguin au téléphone :

 

« Ces rorquals près du bateau, c’est un vrai cadeau ! Ce sont des rorquals communs. Ils ont la peau grise, lisse, de grandes bouches blanches striées de noir. Cette tête ! Leur tête ! C’est magnifique. Je les ai vus arriver à la perpendiculaire du bateau. Je me suis dit « bon j’espère qu’ils m’ont vu ». Puis, ils ont disparu et ont ressurgi tout près, parallèles au bateau. L’un d’entre eux était bien plus long que Groupe APICIL !

 

Pour la montée au mât, j’avais déjà essayé car ce problème d’aérien date de mon entrée dans l’Indien. Mais la première fois, c’était quand nous nous sommes tous alignés mais il y avait trop de houle. J’ai dû renoncer à la moitié du mât car je me cognais de partout.  Aujourd’hui je m’y suis repris à deux fois mais la deuxième a été la bonne. J’étais bien installé là-haut même si j’ai eu une petite frayeur. A un moment, le vent est entré et le bateau s’est penché de 30°. Franchement, c’est de l’adrénaline ! J’ai passé une heure à démêler les fils, les dénuder, les reconnecter entre eux. Il y avait du boulot. Mais j’ai réussi à récupérer mon aérien. C’est donc une grosse journée satisfaction et sensation !

 

Le groupe des trois bateaux là-haut n’est pas beaucoup plus rapide que moi, j’arrive à le contenir. Demain, on sera aux prises avec l’anticyclone. Ça peut changer les choses. On va peut-être revenir un peu sur Thomas Ruyant. Ça pourrait faire un nouveau départ. Je suis en pleine forme, j’ai dormi une heure après ma montée au mât mais depuis, je n’y arrive plus. Je suis trop excité avec ces rorquals ! Je suis une vraie pile électrique ! Ça a eu lieu à 3hTU (4h HF) donc je ne pouvais pas appeler à la maison pour partager alors j’ai appelé mes parents en Guadeloupe. Avec le décalage, ils venaient juste de se coucher…. Ils ont eu le droit aux rorquals en live (rires). »

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