Partis dimanche à 13H27 du Havre, Damien et Benjamin Dutreux contournent actuellement la pointe de Bretagne. Le tandem de Groupe APIICIL – 11ème au dernier classement – progresse comme prévu à petite allure dans une zone de vents faibles au contact de plusieurs bateaux.

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Ce matin, l’équipage a passé la Raz de Sein en naviguant bord à bord avec le futur monocoque 60’ Groupe APICIL, l’actuel Maître CoQ skippé par Yannick Bestaven. Un moment que les garçons n’ont pas hésité à partager au travers d’une vidéo envoyée du bord (à voir ci-dessus). Des images également captées par le photographe Ronan Gladu à bord de Maewan (skipper Erwan Le Lann), un bateau qui rentrait de sept ans de mer pour le projet Lost in The Swell. Après la rencontre hier au large des côtes d’Armor avec l’aventurier Guirec Soudé, ces échanges symbolisent un début de course inhabituel qui contraint les monocoques à naviguer au ralenti.

« C’est un peu comme un Pot au Noir breton » s’amuse Damien.

A bord, le moral est bon mais le rythme est soutenu. Car si les conditions météos sont calmes, elles nécessitent une attention toute particulière des deux skippers. En effet, Damien et Benjamin doivent composer avec le courant et un vent malicieux qui tourne dans tous les sens. Difficile dans ce contexte de se reposer. Réglages de voiles, enchaînements des manœuvres… Les tâches à bord ne manquent pas et le duo œuvre assidument pour faire avancer au mieux sa machine et tenter de grapiller quelques petits milles.

« On joue à gagne-petit par rapport aux uns et aux autres » précisait Damien dans un message envoyé cette nuit.

Une situation qui devrait durer encore plusieurs heures, le temps de sortir de cette dorsale anticyclonique qui barre actuellement la route des concurrents de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre.

Pénalité de 90 minutes

A noter, l’équipage Groupe APICIL a décidé ce jour à 15h (heure française) d’effectuer – au vu des conditions particulièrement calmes – une pénalité de 90 minutes dont il a écopé pour avoir cassé le plomb de son moteur. L’incident est survenu quelques heures après le départ, peu avant 22 heures dimanche. Le moteur était en charge batterie et il a embrayé accidentellement suite à un problème technique. Cela a entrainé la casse du plomb. Damien et Benjamin ont immédiatement informé la direction de course et se conforment aux règles de course en arrêtant le bateau pendant 90 minutes. Compte tenu des conditions de navigation actuelles, Groupe APICIL ne devrait pas être trop pénalisé face à ses adversaires.

Message de la nuit de Damien :

« Petit message de la nuit à bord de Groupe APICIL. On est en train de contourner Ouessant à petits pas, petites allures. Globalement c’est comme ça depuis pas mal de temps maintenant. On est toujours dans le même groupe de bateaux. On joue à gagne petit par rapport aux uns et aux autres. Ça n’avance pas très vite sur la route mais on se sent moins seuls en étant avec eux même si ce n’est pas très rigolo pour l’instant. Il n’y a plus d’étoiles parce que le ciel s’est un petit peu couvert mais la mer est calme. On croise Ouessant avec ses phares, ses lumières de toutes les couleurs et c’est assez sympa en attendant que le jour se lève. »

Téléchargez le livret pédagogique de la Route Du Rhum !

Afin de permettre aux enfants de mieux comprendre le défi de Damien pour cette Route du Rhum, le Groupe APICIL a créé un livret pédagogique « La Route du Rhum avec Damien » ! Dis-moi Damien, c’est quoi la Route du Rhum ? Cette petite fille espiègle qui questionne Damien au fil des pages, c’est…

« Un bon entrainement pour la Route du Rhum »

A 11H46’15’’ ce samedi, Damien Seguin a franchi la ligne d’arrivée des 48H Azimut solo en 12e position. Le skipper de Groupe APICIL a effectué le parcours de 505 milles en 1 jour 20 heures 40 minutes 15 secondes. Il a mis 4h57’25’’ de plus que le vainqueur, Charlie Dalin (APIVIA). Après un départ sur les…

Magnifique départ en pole position !

C’est à 15H08 ce jour que Damien s’est élancé à bord de son IMOCA Groupe APICIL pour disputer les 48 heures Azimut, une course offshore de 500 milles qu’il réalise en solitaire. Sur le plan d’eau, tout était réuni pour offrir un beau spectacle : soleil, vent de secteur nord-ouest de 7-8 nœuds, une flotte…